Contrat
Le contrat avec un designer s’établit comme tous les contrats. C’est-à-dire qu’il doit établir les conditions de la collaboration des deux parties. Dans le cas présent on portera attention à la nature des études effectuées par le designer aux livrables qu’il doit à l’entreprise et surtout aux droits immatériels et la responsabilité du designer : les droits relèvent de la propriété intellectuelle et doivent être mis au point avec minutie comme les obligations du designer qui ne doit pas plagier une idée ou un concept, ce qui pourrait engager la responsabilité de l’industriel. Dans tous les cas, il est vivement conseillé de confier la rédaction du contrat à un avocat si possible spécialisé dans le droit de propriété intellectuelle.
Le design est un investissement qui doit se mesurer en fonction du retour que l’on en attend. Celui-ci ne se mesure pas uniquement en termes d’unités de produit vendues ou en augmentation de la valeur de ces mêmes produits, mais aussi en terme de répercussion sur l’image de la marque qui rejaillit sur tous les produits, etc… L’association (le « co-branding » ou co-marquage) avec un designer renommé est parfois même l’occasion d’une spectaculaire envolée de la notoriété d’une entreprise qui lui donne accès à de nouveaux marchés.
Un contrat sert à préserver les droits réciproques de toutes les parties. Il est vivement conseillé d’en confier la rédaction à un spécialiste si votre projet de design a une certaine envergure. Il servira à définir l’objet de la mission, le périmètre des droits liés à la propriété intellectuelle, les conditions de transfert de cette propriété, le mode de rémunération et les échéances de facturation, les responsabilités des parties, les clauses de confidentialité, etc…
Aides financières
Les PME peuvent se faire rembourser une partie du coût d’une étude design par la procédure du Fonds régional d’aide au conseil (FRAC) ou par la procédure de diffusion des techniques.
Rémunération
Il existe principalement 5 modes de rémunération :
- la rémunération forfaitaire qui consiste se mettre d’accord sur une enveloppe forfaitaire globale d’honoraires
- la rémunération aux royalties qui est une rémunération variable liée aux résultats du produit sur le marché. Dans cette solution, il faut quand même convenir d’un à valoir préalable pour rémunérer les frais d’étude
- un mix des deux solutions précédentes
- la facturation au temps passé : L’entreprise et le designer conviennent d’un plan d’études et d’un coût journalier d’intervention qui sera suivi dans un planning de projet
- l’abonnement qui permet à l’entreprise de s’assurer la disponibilité du designer avant, pendant mais aussi après le projet

